Posté il y a 10 ans, 4 mois dans Ego tripping et Zik et son

A écouter les DJs locaux, le genre serait né dans l’underground San Francisco. La vérité sera propre à chacun. L’histoire, elle, donne un part plus que significative au mouvement aux 2 belges francophones de Soulwax. Ils ont fait du rock et ils ont mêmes sorti des albums, des vrais… Mais, attention avis personnel, ça n’arrive pas à la hauteur de leur 2 Many DJ’s… Alors juste parce que des fois ça fait du bien de ressortir des vieilleries qui prennent la poussière, et puis aussi parce que, Californie oblige, je m’en voudrais de pas vous tendre l’oeuvre du monstre local en la matière, Party Ben

If one listens to the local DJs, it’s born in here, somewhere in the underground San Francisco. The truth is everyone’s choice. The history though gives a big part in this play to the two French-specking Belgian guys from Soulwax. They did play goo’ol’ rock, releasing albums and all. But, and that’s my personal take on this, it does not and will never be, as good as their 2 Many DJ’s… So, just because, sometimes, I do like to dust out some good old stuff, and also because I’m still a Califormia’s lover, I’d be ashamed of myself if I didn’t give you the work of the local prince of mash-ups, namely Party Ben


Posté il y a 10 ans, 4 mois dans Ego tripping, HSM et Politiquement Incorrect

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi, Diable (ou pourquoi, Dieu, c’est selon, faut pas être sectaire, surtout quand on est né catholique, mais qu’on a plus ou moins mal tourné en dévouant maintenant sa foi à l’autel de l’athéisme : le sectarisme, qu’il soit chrétien, musulman ou juif, ça finit toujours, à trois poils de cul près, par un truc qui sent le cramé. Alors après, forcément, on peut différentier d’une part les croix de bois et les cadavres qui étaient noirs avant de brûler, d’autre part les drapeaux occidentaux et les cadavres qui portaient la kipa avant de brûler et enfin les rues de Gaza et les cadavres qui était libanais du sud avant de brûler, mais là, c’est plus être sectaire, c’est être pinailleur, alors bon, merci) ; quelqu’un peut-il, écrivais-je donc, m’expliquer pourquoi une partie gravement non négligeable de mes congénères s’entêtent inlassablement à entretenir leur médiocrité avec tant d’intensité ? Je ne plaisante pas (enfin si, ça m’arrive des fois, mais là, juste là, dans la phrase d’avant, je ne déconne pas complètement) : où que je puisse tourner la tête, je ne vois que de pâles copies d’Adeline S. se morfondre mollement sur leur pauvre sort.

Adeline S., mais c’est qui cette conne, me demandez-vous ? Pierre disait qu’elle faisait partie de cette majorité de gens que l’on assassine presque jamais. Elle était plus insignifiante que la caissière trop suante et pas assez fardée du Carrefour de la rue Saint Denis, plus commune qu’une fosse soudanaise, d’une banalité de nougat en plein Montélimar, disait-il, toujours à trois poils de cul près. Moi, je l’ai jamais vraiment rencontrée (et pour cause la demoiselle s’est retrouvée, un lundi matin, sur les coups de 9 heures, un couteau de boucher au niveau du nombril. Evidemment cette mort ayant un caractère un peu trop original, et risquant donc de nuire passablement à l’argumentaire que j’essaie, non sans mal, de mettre en place, on va essayer de ne pas trop en parler, alors bon, merci).

Bref, Adeline S., c’est le summum de la moyenne, le point haut de la gaussienne SOFRES /TF1/Paris Match. Plus au milieu, y’a que Bayrou les années d’élections. Là où je veux aller (et pas « la où je veux en venir », vu que, si je voulais en venir, ben je commencerais par y aller avant d’ouvrir ma gueule et de vous emmerder avec ça) c’est qu’Adeline S. est d’une platitude abjecte, le sait, l’entretient avec ardeur et s’en plaint à longueur de journée, maudissant le reste du monde, sous le fallacieux prétexte qu’elle n’y peut rien, si ca vie c’est de la merde.

Je me rends compte à la relecture (là, par exemple, je déconne, je me relis jamais : d’abord c’est prétentieux, et puis de toute façon il restera des fôtes, alors autant avoir une excuse, aussi véreuse soit-elle, donc alors bon, merci), à la relecture donc, je me rends compte que j’aurais peut être dû commencer par là (platitude abjecte, le savoir, l’entretenir et s’en plaindre, maudire reste du monde sous prétexte fallacieux), ca vous aurait évité de vous pourrir les yeux sur les quatre premiers paragraphes et demi.

Ceci dit, Adeline S. reste un exemple valable. La version courte et synthétique, c’est qu’Adeline a une vie à la con, dans un bled à la con, avec autour d’elle, des gens à la con. Elle se fait chier à crever (rien à voir avec le couteau de boucher, et d’abord j’avais dit qu’on en parlait plus, donc alors bon, merci), parce qu’à la trentaine bien tassée, elle travaille toujours à la troisième page du roman commencé le jour de ces 22 ans, pénétrée à l’époque d’une inspiration jouissive. Ajoutez à cela le fait que cette inspiration reste, à date, la dernière chose jouissive à l’avoir pénétrée, et vous conviendrez volontiers de l’abjecte platitude précédemment citée.

Et c’est donc à travers cette vie laxative et outrageusement insignifiante, qu’Adeline S. présente la seule caractéristique qui nous intéresse ici : elle est consciente de l’impossibilité de voir son quotidien s’élever, sur une échelle d’excitation, au delà d’une nième rediffusion trêve-des-confiseurienne de l’impératrice autrichienne que l’on ne connait plus que par son prénom oh-combien débile (qu’il soit d’ailleurs noté qu’il n’est pas nécessaire d’être complètement con pour appeler sa fille Sisi : une soirée particulièrement éthylo-imbibée peut parfois avoir des résultats inattendus…). Et c’est ce point précis qui fait d’Adeline S. un Homo Sapiens Mediocritus très particulier et néanmoins très répandu : Adeline S. est une Okuptoideus Deutonpropreucus.

Okuptoideus Deutonpropreucus, c’est quoi cette connerie, me demandez-vous ? D’abord, on va se calmer sur les obscénités quand on me pose des questions. J’ai horreur de la vulgarité, bordel de merde. Ensuite un Okuptoideus Deutonpropreucus, c’est ce voisin qui ne peut pas s’empêcher de noter combien de fois vous sortez tard chaque semaine. C’est cette vague connaissance qui se permet, sur la base de son oh-combien non éduquée de sa propre intuition, de faire de vous un dépressif, un homme-à-femme, un homosexuel, un drogué ou un républicain, juste parce que quelque part, ca ajoute un peu de piquant dans la malheureuse répétition quotidienne qu’il ou elle appelle sa vie. C’est cette fille rencontrée un soir, un peu moins glorieux que d’habitude, qui crie à qui veut l’entendre que vous raffolez de (c/s)es 60 kilos de trop. C’est cette hurluberlu qui, sous pretexte, que vous ne colliez pas à la « norme », vous catégorise bizarrement et sans retenu dans le groupe des outcasts, simplement parce que un mec qui « porte une veste avec un jean troué à forcément quelque chose à cacher » (traduction approximative).

Bref, l’Okuptoideus Deutonpropreucus, c’est cette personne qui vous les brise doucement, au jour le jour, juste parce qu’elle n’a rien d’autre à foutre que de se branler le cerveau à imaginer tout et n’importe quoi sur la simple base qu’elle le peut et que ça lui permet de voir sa vie monotone comme un tunnel un peu moins insupportable.

Alors, à ces Okuptoideus Deutonpropreucus, je dis, une fois n’est pas coutume, faites nous des vacances, en en prenant à Tokyo, Paris ou Mexico, histoire de pouvoir nous raconter des choses qui, mises bout à bout, feront de cette blague un peu fade que vous appelez vécu, un truc un peu moins vomitif et finalement un peu plus racontable.

Posté il y a 10 ans, 4 mois dans Ego tripping et Zik et son

La suite finira bien par arriver, mais en attentant, bien que je ne sois pas un fan du vomissement vidéodigitale YouTube ni de Pink, (à part peut être dans Lady Marmelade, mais là, des nanas à moitié à poils, c’est le deuxième cerveau, celui du bas qui parle), en voilà une qui m’a bien fait sourire…

Posté il y a 10 ans, 4 mois dans Politiquement Incorrect

Volé sans scrupule à Tomate, parce qu’on vient au monde avec l’humour qu’on emmène dans la tombe, parce que j’en connais une ribambelle, dont je tairai les noms par bonté d’âme, que ça va faire hurler et que du coup, ça n’en est que meilleur… Alors… Ben… Voila…

Sarko...

Posté il y a 10 ans, 5 mois dans Ego tripping

La langues anglaise parle de Workaholism… Etrangement (ou pas) la langue française n’a pas d’équivalent…

Mais avec un peu de persévérance, j’arrive enfin à voir les choses avancer. Mes schizophrénies prennent enfin une forme que je ne déteste pas radicalement à la relecture. Ensuite, une trop longtemps repoussée nouvelle version d’Extended Live Archive devrait enfin fixer les soucis des utilisateurs d’Opera. Et si le projet n’est pas à l’abandon, il va sans doute entrer un mode de semi-sommeil pour un temps.

Et puis bien sûr, il y a ces projets de trop grande envergure qui n’ont toujours pas quitté le nid pour partir à la conquête du monde mais qui me prennent la majeure partie de mon temps depuis des mois. Parce qu’ils sont nés de soirées passées à réinventer le petit monde qu’est le mien et parce que, pendant ce genre de soirées, on a toujours tendance à planer à 36000 pieds, sans réellement se soucier de la faisabilité de l’ensemble au départ, le challenge qu’est leur accouchement me semble souvent irréalisable. Pourtant, sans dévoiler l’indévoilable, ces dernières semaines se sont révélées être pour le moins porteuses d’un nouveau souffle.

La motivation, c’est, sans doute pas seulement pour moi, une sorte de montagne russe perpétuelle. Et ce que j’adore dans cette phase montante de ce yoyo psychologique, c’est cette impression d’inertie globale qu’elle apporte avec elle. A l’impression d’avancer moins vite qu’une limasse tétraplégique un jour, succède cette énergie grandissante à mesure que la chose s’accélère…

It’s been a hard day’s night… Une qui n’a, une fois n’est pas coutume, pas amené avec elle le sommeil nécessaire que j’aurais du prendre… Mais aussi une qui, jusqu’à cinq heures et des poussières, aura sans doute plus contribué à rechargé mes batteries qu’à casser 4 pattes à un mollusque

Posté il y a 10 ans, 5 mois dans Chiffres et nombres et Ego tripping

Hum. Je me réveille. La boîte mail déborde. Ça caille et le première cigarette est plus vivifiante que d’habitude. J’ai toujours la même tronche pas vraiment rafraîchie, ni par une nuit un peu courte (vous essaierez de monter un Weber de nuit et pour ainsi dire sans lumière : c’est du sport) ni par la température, ma foi capricieuse tant que son pote le soleil n’est pas levé.

Je confirme la même difficulté à passé le petit raidillon de l’hôpital (tuant celui là: le raidillon, hein, pas l’hôpital. Encore que je saurais pas vraiment dire pour ce dernier, mon amour pour ce genre d’établissement me laissant le goût délicat du barres-toi tant que tu le peux à chaque que j’approche une de ces maisons des malheurs). Je confirme les mêmes brûlures aux même jambes en bouclant le 5 en 22′50.

Je confirme les même nouvelles si réjouissantes en ce bas monde (enfin bas monde, on s’entend, les morts de Gaza sont pas forcément plus proches du niveau de la mer que ceux de Bagdad ou du Darfour, c’est juste une expression, allez pas voir un quelconque jugement de valeur, je ne suis pas racistes, encore moins envers des cadavres, ce serait un peu mesquins.)

Sarko est toujours le président de tous les français. Bush est toujours le président de tous les américains qui travaillent pour une compagnie pétrolière. Chavez est toujours le président de tous les vénézuéliens dans le coma depuis au moins 4 ans…

Non, y a pas à chier : je vois pas de différence… C’est par où le bureau des réclamations ?

Posté il y a 10 ans, 5 mois dans Politiquement Incorrect

Ouf… C’était moins une… 12 ans à se farcir le père. On a failli se taper l’oncle il y a cinq ans quand la grande famille, à son habitude, c’était plus ou moins engueulée… J’ai cru que les 18-25 ans, à qui ont avait mis ça sur le dos en 2002 parce que 40 pour cent d’entre eux avait mieux à foutre que plier un papier dans une enveloppe et la coller dans une boîte en plexiglas, allaient encore une fois nous prouver qu’ils ne sont que des enfants… J’ai cru que par quelque manque de sérieux, ces enfants allaient nous obligé à nous coltiner le fils, plus ou moins légitime, plus ou moins renié d’ailleurs, mais fils quand même… C’était moins une…

Les enfants ne sont pas sérieux, disait Pierre. Il sont aussi trop naïfs. Cette grotesque naïveté des enfants fait peine à voir parfois, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.

Posté il y a 10 ans, 5 mois dans Politiquement Incorrect

Il y a des mots qui frappent, des phrases qui marquent. Parfois, les entendre laisse une trace étrangement plus ou moins indélébile.

Exemple: lorsque j’entends “Sarko, c’est le nouveau De Gaulle”, je peux pas m’empêcher de me marrer bien fort sur le coup. Oui mais bien vite, le génie visionnaire de l’apparente connerie prend le dessus. La comparaison n’est pas si absurde qu’elle parait de prime abord.

A y regarder de plus près, De Gaulle et Sarko auraient pu être père et fils… Si le Général avait eu un penchant pour les femmes naines d’Europe de l’Est, j’entends.

Chacun devra reconnaître le même frémissement fragile et collectif des populations anxieuses des faubourgs parisiens à l’annonce de l’arrivée prochaine des deux chefs et de leur hommes en armes… Chacun devra avouer l’acharnement nasal et néanmoins ridicule dont Mère Nature a fait preuve à leur égard… Chacun devra accepter ce charisme et cette stature que De Gaulle aura su si parfaitement ne pas transmettre à Sarkozy…

Alors, je les vois venir les fourbes qui me diront que De Gaulle, disant merde à l’OTAN et Sarko qui veut suivre l’autre clown en Irak, ça semble incompatible. Je vous entends d’ici hurler que ça prouve par A plus B que les deux gugusses sont on ne peut plus différents. D’abord, Je vous ai compris, pas la peine de gueuler. Ensuite, je vous dirais, “justement, bande de cons (je suis très familier avec les gens qui gueulent), justement !” De Gaulle voulait une France forte, libre de ses pensées, et libre de ses mouvements. Ben, Sarko, c’est pareil. Il veut de la force qui crache, genre 35 bars de pression, effet sableuse et eau savonneuse. Et surtout, il veut un max de liberté… La liberté de penser qu’on puisse ne pas être d’accord, directement associée à la liberté de se faire transporter le cul en dehors des frontières si, au lieu de juste penser, on a la bonne idée de formuler des mots qui, je suppose quelque part, fournissent aux terroristes toutes les armes pour gagner nous dirait le grand couillon Washingtonnien.

PS#1: à ceux qui n’ont pas piger la phrase qui vient de s’achever, et qui, en bon français vont se mettre à râler, je ne dirais qu’une chose “même les bloggers modernes ont le droit d’être fatigués, connard (ça, je vous l’ai déjà dit : je suis très familier avec les gueulards).”

PS#2: l’auteur du Sarko c’est le nouveau De Gaulle se reconnaîtra donc je vais pas, en plus, lui faire l’affront de cité son nom : j’aime pas la cruauté.

PS#3: frangin, frangine, je suis désolé pour dimanche (demain ici), mais c’est viscérale : ça gueule me revient pas…

Posté il y a 10 ans, 6 mois dans Ego tripping et Politiquement Incorrect

Un chose que j’ai apprise, durant mes maintenant quelques années passées en Californie: Freud aurait absolument adoré ce pays. Tellement de patients potentiels, interprétant de travers un humour cynique et ironique auxquels ils ne sont pas habitué pour quelque chose étudié pour blesser. Sans déconner, Freud, ses enfants et ses petits-enfants n’auraient pas suffit pour étudier cette tendance paranoïaque globale qui mène à des trucs aussi ridiculement extrêmes, qu’ici, ce racisme rampant mais toujours politiquement correct ou là une personne d’abord très intelligente et subtile qui me prend pour je ne sais quel macho primaire, bourré de testostérone au point de n’être ni aussi blessé ni aussi sensible que le commun des mortels.

Enfin, une journée pas tout à fait gaché: j’ai voté… Qui a dit ironie ? Qui ? Faut se dénoncer maintenant!

One thing I have learn in the past few years I have been in the US: Freud would have looooved this country. So many potential patients misinterpreting humor they’re not familiar with for something intended to hurt their feelings. Hell, Freud, his children and his grand children wouldn’t have been enough to study the global paranoid tendency that leads to such ridiculously extreme things as raging but politically correct racism in this country as well as stuff as ridiculous as a smart and funny social science student like you seeing me as some kind of alpha male, filled with testosterone to the point I can’t possibly be as hurt and sensitive as anyone else.

Anyway, I guess I didn’t completly wasted my day : I casted a ballot. Who said irony? Who? You got to raise your hand now!

Posté il y a 10 ans, 6 mois dans Ego tripping, La vieille toile et Zik et son

J’ai enfin pu voir The Last King of Scotland. J’écris “enfin”, parce que depuis les oscars, il n’a pas dû se passer une semaine sans que je m’entende une minute dire “Tiens, je me ferais bien The Last King” (parait que ca fait genre de pas dire le titre en entier, un peu name-dropping pour les pôves gens qui vivent pas à Beverly Hills…) suivi quasiment aussitôt d’un “Bon, ca devra attendre, on se fera çà plus tard”.

Enfin bref, au delà du film en lui même (pas mal foutu du tout malgré un scénario un peu faible à mon goût), j’ai pas pû m’empêcher de faire le parallèle avec Children of Men

OK, là je vois les yeux de ceux qui ont, eux aussi, pû voir les deux, se froncer, leur sourcils de hausser, et je les entends dire, “il a complètement craqué Arno sur ce coup là”. D’abord, vous venez effectivement d’être blessant, pas gentils, voire complètement irrespectueux, c’est pas la peine de le nier, j’ai des oreilles infaïbles (et quelles oreilles! Comprendra celui qui les a déjà vues).

Ensuite, et pour revenir au parallèle, la liaison est pourtant tristement simple quelque part. D’un coté, un fou persuadé du bon fondement de sa cause au départ, entraîne dans sa descente aux enfers, au fil des années 70, dans le désordre, sa famille, un médecin écossais et la population entière du pays dont il a pris les reines… Reste juste à ajouter son amour très relatif pour le gouvernement britannique de l’époque et une inclinaison pour des réponses violemment expéditives au questions de ses opposants…

De l’autre, un bond de vingt dans notre future nous présente des îles britanniques au bord de l’implosion, face un gouvernement despotique et tyrannique. La population souffre, cherchant tant bien que mal à survivre face à son infertilité, face à une violence galopante, face à une guerre civile imminente.

L’un nous montre comment tout pourrait commencer, l’autre comment tout se terminera. Le plus étrangement dérangeant, c’est cette conscience que l’on a en les regardant que nous ne sommes ni loin du premier ni à l’abri du second.

Alors puis en guise de conclusion, un peu en avance sur l’horaire, il suffira de se poser la question que Bellamy nous posera sans doute demain:

And how can we win,
When fools can be kings [?]
Knights of Cydonia, Muse

Et comment peut on sortir vainqueur, quand des fous peuvent être rois ?

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