Adeline S. est une conne. C’est un fait. Plutôt que d’entreprendre une nième explication de la chose, vous feriez mieux de vous plonger tout de suite dans un à-propos-de-cette-chère-Adeline

Reste que cette conne d’Adeline a la trentaine bien tassée, et que, se faisant, la masse populaire lui octroie, ici une place particulière dans le cercle des ménagères Matchiennes, ou là une maturité de femme trop souvent opposée à cette revendication déplacée qu’ont les filles de vingt ans et quelques de ne pas encore avoir perdu cette colonne vertébrale dont la présence, étrangeté de la nature je suppose, semble être inévitablement associée à une surexcitation simultanée des cordes vocales et à cette paire de couilles si surprenante, vous en conviendrez, chez une femme pas encore trentenaire.

De la à écrire que, pour une raison qui m’échappe et que chacun interprétera à sa guise, les femmes de se monde soit disant moderne dans lequel nous vivons changent irrémédiablement de statut 10957 jours après leur naissance, il n’y a qu’un pas ou deux, que, compte tenu de mon état d’ébriété avancé, je ne vais pas hésiter une seconde à franchir. Les femmes dans leur vingtaine ont cette sublime et oh-combien insupportable folie douce qui leur sert ici d’excuse, là de leitmotiv. Tournez ça comme vous le voudrez, en moyenne, leur trentième anniversaire semble tuer à jamais cette énergie, cette présence sociale et humaine qui leur convient finalement si bien.

Et donc, bien que, jusqu’à preuve du contraire, le grand horloger m’ait collé une bite entre les jambes, je ne peux m’empêcher de me poser ces questions : si Adeline et ses trente années passées font d’elle une ménagère un peu spéciale et un peu chiante, si ces trente années font d’elle une personne un peu plus sage, un peu moins naïve, et beaucoup plus soporifique, comment ce fait-ce que, d’une part les siennes se mettent à lui tomber au niveau des genoux du jour au lendemain, presque sans prévenir, et que d’autre part, cette conne d’Adeline n’ait pas, pendant les dix milles neuf cents et quelques jours passés sur le caillou terrestre, cette conne d’Adeline, disait-je donc, n’est pas préparé cette transition, en essayant, dans la limite des capacités de sa cervelle, d’apprendre des dures joies de la vie un peu plus que la moyenne.

Dans plus ou moins 500 jours, j’aurais trente ans. Et je réalise maintenant combien je me suis affairé à ne pas vraiment, moi non plus, me demander ce que j’avais bien pu apprendre de me premières années sur cette planète. Faut être réaliste, aux vues de ma façon de conduire, de l’état de ma bagnole, de la seconde qui nous sépare du débordement de mon cendrier, et des quantités de bouteilles vides traînant dans ma cuisine pour ne citer que ça, j’aurais, dans un demi millier de jours, bouffé une bonne partie de mon crédit. La quantité exacte reste certes difficile à quantifier, mais il y a fort à parier que si les statistiques ne mentent pas trop, ça oscille entre un bon tiers et une petite moitié. Enfin, voilà dans tout ce merdier, j’en suis venu à me demander, en bientôt 29 ans et un peu plus de 360 jours, qu’est ce que j’aurais vraiment appris…

 

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  • Gravatars

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