Il y a des mots qui frappent, des phrases qui marquent. Parfois, les entendre laisse une trace étrangement plus ou moins indélébile.

Exemple: lorsque j’entends “Sarko, c’est le nouveau De Gaulle”, je peux pas m’empêcher de me marrer bien fort sur le coup. Oui mais bien vite, le génie visionnaire de l’apparente connerie prend le dessus. La comparaison n’est pas si absurde qu’elle parait de prime abord.

A y regarder de plus près, De Gaulle et Sarko auraient pu être père et fils… Si le Général avait eu un penchant pour les femmes naines d’Europe de l’Est, j’entends.

Chacun devra reconnaître le même frémissement fragile et collectif des populations anxieuses des faubourgs parisiens à l’annonce de l’arrivée prochaine des deux chefs et de leur hommes en armes… Chacun devra avouer l’acharnement nasal et néanmoins ridicule dont Mère Nature a fait preuve à leur égard… Chacun devra accepter ce charisme et cette stature que De Gaulle aura su si parfaitement ne pas transmettre à Sarkozy…

Alors, je les vois venir les fourbes qui me diront que De Gaulle, disant merde à l’OTAN et Sarko qui veut suivre l’autre clown en Irak, ça semble incompatible. Je vous entends d’ici hurler que ça prouve par A plus B que les deux gugusses sont on ne peut plus différents. D’abord, Je vous ai compris, pas la peine de gueuler. Ensuite, je vous dirais, “justement, bande de cons (je suis très familier avec les gens qui gueulent), justement !” De Gaulle voulait une France forte, libre de ses pensées, et libre de ses mouvements. Ben, Sarko, c’est pareil. Il veut de la force qui crache, genre 35 bars de pression, effet sableuse et eau savonneuse. Et surtout, il veut un max de liberté… La liberté de penser qu’on puisse ne pas être d’accord, directement associée à la liberté de se faire transporter le cul en dehors des frontières si, au lieu de juste penser, on a la bonne idée de formuler des mots qui, je suppose quelque part, fournissent aux terroristes toutes les armes pour gagner nous dirait le grand couillon Washingtonnien.

PS#1: à ceux qui n’ont pas piger la phrase qui vient de s’achever, et qui, en bon français vont se mettre à râler, je ne dirais qu’une chose “même les bloggers modernes ont le droit d’être fatigués, connard (ça, je vous l’ai déjà dit : je suis très familier avec les gueulards).”

PS#2: l’auteur du Sarko c’est le nouveau De Gaulle se reconnaîtra donc je vais pas, en plus, lui faire l’affront de cité son nom : j’aime pas la cruauté.

PS#3: frangin, frangine, je suis désolé pour dimanche (demain ici), mais c’est viscérale : ça gueule me revient pas…

 

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  • Gravatars

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