J’ai enfin pu voir The Last King of Scotland. J’écris “enfin”, parce que depuis les oscars, il n’a pas dû se passer une semaine sans que je m’entende une minute dire “Tiens, je me ferais bien The Last King” (parait que ca fait genre de pas dire le titre en entier, un peu name-dropping pour les pôves gens qui vivent pas à Beverly Hills…) suivi quasiment aussitôt d’un “Bon, ca devra attendre, on se fera çà plus tard”.

Enfin bref, au delà du film en lui même (pas mal foutu du tout malgré un scénario un peu faible à mon goût), j’ai pas pû m’empêcher de faire le parallèle avec Children of Men

OK, là je vois les yeux de ceux qui ont, eux aussi, pû voir les deux, se froncer, leur sourcils de hausser, et je les entends dire, “il a complètement craqué Arno sur ce coup là”. D’abord, vous venez effectivement d’être blessant, pas gentils, voire complètement irrespectueux, c’est pas la peine de le nier, j’ai des oreilles infaïbles (et quelles oreilles! Comprendra celui qui les a déjà vues).

Ensuite, et pour revenir au parallèle, la liaison est pourtant tristement simple quelque part. D’un coté, un fou persuadé du bon fondement de sa cause au départ, entraîne dans sa descente aux enfers, au fil des années 70, dans le désordre, sa famille, un médecin écossais et la population entière du pays dont il a pris les reines… Reste juste à ajouter son amour très relatif pour le gouvernement britannique de l’époque et une inclinaison pour des réponses violemment expéditives au questions de ses opposants…

De l’autre, un bond de vingt dans notre future nous présente des îles britanniques au bord de l’implosion, face un gouvernement despotique et tyrannique. La population souffre, cherchant tant bien que mal à survivre face à son infertilité, face à une violence galopante, face à une guerre civile imminente.

L’un nous montre comment tout pourrait commencer, l’autre comment tout se terminera. Le plus étrangement dérangeant, c’est cette conscience que l’on a en les regardant que nous ne sommes ni loin du premier ni à l’abri du second.

Alors puis en guise de conclusion, un peu en avance sur l’horaire, il suffira de se poser la question que Bellamy nous posera sans doute demain:

And how can we win,
When fools can be kings [?]
Knights of Cydonia, Muse

Et comment peut on sortir vainqueur, quand des fous peuvent être rois ?


 

2 commentaires

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  • 1
    Gravatars

    THOMAS,    

    heureusement qu en europe nous restons plus simple dans nos commentaires……….

  • 2
    Gravatars

    range,    

    Je l’ai pas encore vu, mais après avoir vu Blood Diamond récemment, je pense que je suis prêt à voir ça.

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  • Gravatars

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