J’aime les gens médiocres. Mieux, j’aime les gens médiocres qui savent qu’ils le sont. Parce qu’après tout, on ne peut pas vraiment blâmer le bon gros con qui ne sait pas qu’il l’est sans se blâmer un peu soit même au titre qu’on pourrait lui hurler à l’oreille à longueur de journée tout le mal qu’on pense de lui, de son glamour manque de finesse ou de son intellect néanderthalien. Je n’aime voir se débattre plus ou moins subtilement que les fous consciemment auto-persuadés que le reste du monde ne se rend pas tout à fait compte de leur inaptitude, de leur incapacité en tout, et du jeu pathétique dont ils pensent dicter les règles et auquel ils tentent de participer pour continuer, le croient-ils, à masquer leur médiocrité.

J’adore cette maladie étrange qui touche, sans favoritisme, et de façon systématique, chacune des catégories sociales, professionnelles, ou géographiques que l’INSEE tente si vainement de délimiter.

Les symptômes majeures sont relativement faciles à identifier, même si, puisqu’ils peuvent se présenter sous tant de formes différentes, ils peuvent être parfois assez subtils. On pourra revenir sur les différentes présentations de la maladies plus tard. Mais il reste que ce point commun, que le médiocre partage avec tous ses congénères, est une ridicule propension à trouver sa vie si chiante ou banale, qu’il ne peut résister à la rendre artificiellement plus excitante…

Alors, qu’il trouve son existence pathétique ou triste, notre cher médiocre, en soit, je m’en tape comme de mon premier slip-kangourou (d’autant plus que j’ai passé cette phase ridicule de la vie de tout homme il y a déjà un moment, et que, n’en déplaise aux fanatiques de la poche, je ne sors plus sans mon boxer depuis des années maintenant, rapport à mon coté frileux). Mais pourquoi diable se croit-il obligé de continuer à nous les briser, jour après jour, sans jamais tenir compte du fait que certains d’entre nous ne soient pas assez lobotomisés pour ne pas le trouver incroyablement passable, franchement inintéressant et particulièrement gonflant.

Un conseil à ceux qui se seront reconnus: changez de cible de temps à autre. Vous limiterez vos chances d’en voir une, au détour d’une journée pas comme les autres, vous sautez à la gorge et se vengez des semaines, mois ou années qu’elle aura passé à supporter sereinement votre (finalement effectivement triste et pathétique) présence…

 

2 commentaires

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  • 1
    Gravatars

    Raph,    

    Houla Arno, bad day ?
    Un chef ? Un agent administratif préposé au guichet ? Un flic ? Ou juste un con ?

    Ignorer, laisser couler.

  • 2
    Gravatars

    Le Piou,    

    Perso, je prefere les cons aux mediocres, ils sont plus marrants..

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  • Gravatars

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