Merci Richard, merci Georgie… Après deux ans de vacances en Caroline du Sud, Jose Padilla ne va pas tarder à quitter les gentils organisateurs de la Navy pour rejoindre les plages ensoleillées de Floride. Gonzales, Attorney General, vient en effet de mettre en accusation PadillaEnfin diront certains.

Don’t get me wrong : je ne veux même pas me lancer dans un débat sur la culpabilité ou l’innocence de Padilla. Qu’il ait été impliqué dans les affaires d’organisations terroristes ou non, là n’est pas la question.

La question réside uniquement dans l’application du Patriot Act, une loi passée après le 11 septembre 2001 qui, grosso-modo, autorise les services militaires, secrets et fédéraux US à d’abord, légèremment allonger le temps légal garde à vue (lire “Tu resteras au trou aussi longtemps que ça nous chantera”), à ensuite modifier un soupçon l’accès des prisonniers à une aide légale (lire “Avocat, t’en a pas eu assez dans ta salade ce midi ?”) et à allonger d’une micropoussière les durées limites d’inculpation (lire “Le procureur te mettra en examen après la remise de diplôme de sa fille. Comment ça elle a 3 ans : c’est quoi le rapport ?”).

Monsieur Diable, la cour m’a commis d’office…

Imaginons une minute que la scène se passe dans un pays, majoritairement arabe, majoritairement musulman, et ayant un maximum de pétrole.

Imaginons ensuite que le chef de ce pays, ayant plus ou moins été élu lors d’un vote que bien des organisations internationales ont déclarées entaché d’irrégularités et de fraudes, decide de mettre en prison pour une durée inderterminée quiconque est soupsonné d’être impliqué dans une organisation terroriste.

Imaginons enfin que même les membres du gouvernement du-dit chef déclarent, chacun leur tour que leur chef ne les écoute pas, et ne les consulte pas (le Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, appelons le C.P., n’ayant jamais été consulté, et le Secrétaire d’Etat à la Défense, appelons le D.R., déclarant qu’on ne lui avait jamais demandé [son avis]).

Imaginons donc que ceci se passe par exemple dans un pays arabe et musulman, ou communiste par exemple…

Voilà la question qui attend votre réponse : est-il raisonnable de penser que la majorité des gouvernements des pays dit développés de cette planète, trouveraient alors tout à fait normal et même inévitable de condamner ces emprisonnements abusifs, mêné par ni plus ni moins qu’un dictateur et un gouvernement jouant sur le peur de la population pour passer des mesures violant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ?

 

3 commentaires

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  • 1
    Gravatars

    ulysse,    

    Un premier avis :
    C’est un fait que ce gouvernement là n’en fait qu’à sa tête !
    Comme quoi, savoir qu’une majorité de concitoyens possède une télé, un réfrigérateur plein, une voiture, un logement, un travail et un lit ça peut aider n’importe quel gouvernement à faire à peu près n’importe quoi !
    Un deuxième avis :
    Après avoir lu:

    Black list : Quinze grands journalistes américains brisent la loi du silence
    by Kristina Borjesson, Vidal Gore
    Edition: Paperback
    Après l’empire: Essai sur la décomposition du système américain.
    by Emmanuel TODD
    Edition: Gallimard, Paris, 2002
    Franchement plus rien ne m’étonne ou plutôt je m’étonne encore qu’il y ait autant de gens qui dorment sur leur soit disant sécurité ou acquis sociaux…

  • 2
    Gravatars

    ulysse,    

    Au fait comment appelle t’on ce décomteur de temps ?
    Est ce un plugin WP, si oui lequel ?
    Merci

  • 3
    Gravatars

    Arno,    

    Ca s’appelle time_since et c’est trouvable sur BinaryBonsai.com

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  • Gravatars

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