Il y a 4 ans jour pour jour. Le clown fou du Texas, Georgie, déclarait, lors d’un meeting officiel avec son cabinet…

[Those atacks] were more than acts of terror. They were acts of war.
Georges W. Bush

Et le monde a changé depuis le 11 Septembre 2001. Mais pas de la manière dont tous le prédisait à l’époque. Le monde a changé parce qu’à compter du 12 Septembre, les évènements qui suivirent n’ont pas seulement mené à une Guerre contre le Terrorisme, mais aussi à une seconde Guerre en Iraq.

D’abord donc, il y eu celle sur laquelle le quasi-totalité du Monde ferma les yeux. Bien que non-sanctionnée par l’ONU, cette guerre dont l’objectif officiel original était de capturer le responsable des atrocités du 9/11, reçut la sympathie d’une partie d’une humanité meurtrie et encore groguie, probablement pas afghanne.

Puis vînt la seconde. Et la sympathie dîsparut.

S’il en avait été uniquement de la Guerre contre le Terrorisme, les choses auraient pris un cours bien différent. Sans doute, les relations entre la vieille Europe et les US n’auraient pas atteint le niveau de tension que l’on sait. Sans doute les relations entre états de cette même Europe n’aurait pas atteint le niveau de tension que l’on sait. Et le nid de guèpe explosif iraquien ne serait pas ce qu’il est.

En bien ou en mal, l’Iraq a changé la donne. La bataille contre le Terrorisme s’y est embourbée, la faute aux raisons invoquées pour justifier une invasion injustifiable. Des camps d’entrainement Benladien, aux armes de destruction massive…

Mais puisque les attaques du 11 Septembre ont changées le Monde, Bush y est allé. Aujourd’hui même ses alliées et supporters d’alors se posent des questions à la vue de la liste toujours plus longue des noms qui accompagnent les cercueils, iraquiens et de la cohalition. Et c’est l’incapacité des USA à pacifier une insurection iraquienne qui ne faiblit pas, qui appelle aujourd’hui autant de questions sur leur capacité à agir en champion de la démocratie de par le monde.

Puisque les puissances politiques ou légales, civiles ou militaires de cette planète, ne semblent plus oser mettre en doute la légitimité de cette spirale militaro-fanatique dans laquelle W a entrainé ses pairs, posons nous alors cette question de second ordre : y a-t-il une fin à tout ceci et le tragi-comique Chevalier Templier moderne qu’est George W. Bush, peut-il gagner cette soit-disante Guerre contre le Terrorisme ?

A ce jour, les autres pays de l’Axe du Mal qu’il a lui même défini, semblent aussi menaçant qu’il a voulu le faire croire, à l’époque. La Corée du Nord possède, de son propre aveux, un arsenal nucléaire. L’Iran a toujours la ferme intention d’en posséder un un jour. Et où est l’Etat palestinien que Bush réclamait ?

Juste après les attaques, tout paraissait très simple. Le Monde, dans son édition du 12 septembre, déclarait qu’”Nous sommes tous Américains. Nous sommes tous New Yorkais”. Le 20 septembre, devant un congrès unanime, Bush déclarait :

Our war on terror begins with al-Qaeda, but it does not end there. It will not end until every terrorist group of global reach has been found, stopped and defeated.

Et c’est une pluie d’applaudissements, démocrates et républicains, qui répondit à cette phrase…

Et pourtant, aujourd’hui, peu sont ceux prêt à dire ou écrire que “Nous sommes tous Américains.”

En juin dernier, Bush disait de l’Iraq la chose suivante :

Iraq is the latest battlefield in this war.

Tous ou presque ont cru aux messonges des armes de destruction massive, à ceux des camps d’entrainement Al-Quadiens, à la promesse d’arrestation de Osama Ben Laden en quelques semaines ou mois et à tous les autres non-vérités ou vérités déformées générées pour soutenir un plan de bataille injustifiable par ailleurs au cours de ces 4 dernières années. Et maintenant, les deux guerres n’en sont plus qu’une pour George.

Ironiquement, je doute que les familles des soldats américains, ou celles des civils iraqiens morts sur les rives du Tigre et de l’Euphrate, ou encore celles des civils afghans morts au nom de l’appréhension d’un homme qui court toujours, ou celles des victimes du 9/11 qui ont servi, éhonteusement, d’argument à cette folie militaire, soient de cet avis…

 

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