Un peu avant minuit, San Francisco et toute sa baie ont disparu lors de l’explosion d’une bombe nucléaire vraisemblablement d’origine terroriste. A peine 6 heures plus tard, au petit jour, Los Angeles est rasée à son tour par un second champignon.

Si les deux explosions n’ont détruit que la Californie et une partie du Nevada et du nord du Mexique, le lendemain, une vague de trente-cinq mètres déferle de l’autre coté du pacifique sur le Japon, entre autres, et y produit des dégâts considérables. A l’Est, l’onde de choc, bien que grandement absorbée par les Rocheuses, secoue la quasi-totalité du continent américain. A Mexico, Vancouver, Miami et Toronto, les murs tremblent.

Puis c’est la guerre civile qui enflamme les Etats-Unis. Elle débute à Boston une semaine après le choc. La police, fidèle au gouvernement fédéral, reçoit l’ordre d’ouvrir le feu sur les cent vingt milles manifestants sécessionnistes qui réclament la tête du Président Graham. Bilan : 2812 morts et quelques cinq milles blessés.

Ou quand l’histoire se moque d’elle-même. Les états du sud de la côte Est proclament leur indépendance pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Le gouvernement fédéral et les gouverneurs des états du Nord s’y opposent.

L’Europe, quant à elle, retrouve ce statut, si peu enviable, de centre du monde. Comme revenue dans le passé, les colonies en moins, c’est le même élan de supériorisme culturel, politique et religieux qui tente d’imposer aux restes encore fumant d’un monde bien bouleversé l’idée que seul la Vieille Mère Europe peut relever la planète et en empêcher la déchéance.

L’apocalypse, que tant d’illuminés ou de visionnaires, suivant le nom que vous voudrez leur donner, annonçaient depuis plus de 50 ans, s’abat enfin sur le monde. Les brasiers fondamentalistes, que l’on croyait éteint depuis les accords de camp David de 2027 s’embrasent comme jamais. La Palestine, la Syrie et l’Egypte déclarent la guerre à Israël, pour reprendre Jérusalem des mains des ennemis d’Allah. Quatre jours plus tard, le 14 janvier, l’Arabie Saoudite, le Yémen, le Pakistan, l’Iraq et l’Iran font de même. Tsahal riposte, violemment, et le premier jour seulement, le bombardement de Riad fait plus de 1300 morts.

L’Europe Fédérale, avec l’aide de la République Bouddhiste de Chine et de l’Inde, retire aux USA leur siège au haut conseil de sécurité de l’ONU. La place reste vacante pendant 6 jours, au bout desquels le Canada, gagné par la guerre civile américaine, est démit à son tour. Pour ramener la paix au proche-orient, Israël et l’Egypte les y remplacent.

Mais la blessure est à nouveau ouverte. L’Humanité a repris un combat que l’on pensait à jamais terminé…

A lire : SHM – Le président Graham est mort

 

8 commentaires

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  • 1
    Gravatars

    mika,    

    Mais où est Jack Bauer ? :)

    Cet avant-propos est alléchant (pour un roman, hein, pas pour de vrai). Il est de toi ?

  • 2
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    ChMax,    

    SHM, c’est pour quoi ? Sons of Humanity back to Middle ages ?

  • 3
    Gravatars

    Jean-Philippe,    

    Ouf, c’est pas à New York …

  • 4
    Gravatars

    Jérôme,    

    Ils se passent de ces trucs sur la côte Ouest…
    J’suis mieux dans ma profonde Pennsylvanie moi.

    (en plus avec un Jack Bauer en liberté, sans autorité pour le cadrer, le monde est clairement en danger…)

  • 5
    Gravatars

    Sandy,    

    Appelez Allison Dubois a la rescousse…
    Bah, just kiddin’…
    Bravo Arno, c’est pertinant !

  • 6
    Gravatars

    Tomate Farcie,    

    Oui, en effet, il s’en passe des choses ici…

  • 7
    Gravatars

    Sandy,    

    On attend la suite Arno ;*)
    Si possible…

  • 8
    Gravatars

    Le Piou,    

    Et euh… pourquoi c’est nous qu’on prend en premier?

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