Après une journée marathon hier et un voyage d’environs 16h (dont 12 d’avion et 2 de bagnole), le décalage horaire aidant un réveil à 6h du matin, me voilà donc enfin en face de mon cher blog et de ma ligne DSL… La grogne du jour porte donc sur une charmante fonctionnaire des Universités de Grenoble. L’anecdote date un peu (mercredi dernier) mais me reste toujours en travers de la gorge.
Tout commence en faite le mardi 11 janvier. A cette date, mon facteur me dépose une envelope, marquée du logo de l’INPG. A l’intérieur, une simple feuille volante. La partie haute de la page m’explique que la partie basse est à découper, remplir et renvoyer. Nos amis administratifs grenoblois voudraient cordialement m’inviter à la remise des diplômes 2005.
Le hic ? Le tout est à renvoyer par courrier avant le mercredi 12 janvier ! Pourquoi ? Parce que la-dite remise des diplômes se fera le vendredi 14 et qu’il faut quelques jours aux organisateurs pour se retourner et établir une liste définitive des invités qui seront présents. Bon ben tant pis pour moi, qui suis au USA depuis près de 2 ans, qui avais pris soit en octobre 2003 d’en faire état et de le préciser aux services concernés, et qui de fait, avais déjà grogner une fois à propos des délais, disons, légèrement courts imposés par ce genre de courrier. Je me fends donc d’un courrier au directeur de mon école pour lui dire tout le bien que je pense de ces services et qui, je n’en doute pas une seconde, à due rapidement finir dans la corbeille à papier de sa secrétaire.
Qu’à cela ne tienne : prenant mon courage et mon amour de la SNCF à 2 mains, je me dis il y a deux semaines que puisqu’étant en France, un simple détour par Grenoble allait me permettre de corriger le tir en 10 minutes et de récupérer le papier tant convoité. Vendredi 25 février donc, j’appelle le service gérant les diplômes pour connaitre leurs horaires d’ouverture. 9h30 – 11h30 et 13h30 – 16h30, et ce, 5 jours par semaine (pour les vilains râleurs qui ne peuvent pas blairer les 35 heures, que pensez vous de ces 25 ?). Bref, mercredi dernier, votre serviteur arrive gaiement sur les lieux du crime aux 9h30 indiqués. Premier échec : le demoiselle n’est pas encore arrivée mais ne devrait plus tarder me dit-on. 10h15, changement de son de cloche : un rendez-vous à l’extérieur la tiendra occupée au moins jusqu’à 11h15 et je suis donc invité à repasser vers 11h30-12h (le quart d’horaire café/croissant je suppose). En bon petit soldat je m’exécute. Toujours sans résultat.
Un intermède très agréable Chez Margo plus tard, et sans me décourager, je réessaie une fois de plus. Evidemment, j’aurais dû savoir, ayant vécu à Grenoble presque 3 ans que 13h30, dans le Dauphiné, c’est sans compter le pousse-café et le taillage de bavette entre copines… 14h45 le belle arrive enfin. S’en suit 35 minutes d’intense paperasserie. Il est 15h20, et j’ai enfin mon diplôme…
En résumé, 60 euros dans les poches de la SNCF, un train raté, un énervement relativement poussé et 5h50 de bataille plus tard, je suis enfin diplômé ! La vie n’est-elle merveilleuse…

ChMax, Il y a 6 ans, 10 mois
Rappelons quand même un épisode qui a égayé quelques peu ce séjour à Grenoble… Un enchaînement assez sympa Tord-Boyaux -> Mal assis -> Shisha -> papotage…
C’est pas tous les jours qu’on s’offre un voyage dans le temps
Dalton, Il y a 6 ans, 10 mois
Elle est pas belle notre France si jeune et dynamique, pleine d’entrain pour affronter les prochaines années de concurence acharnée face aux Chinois qui vont nous tomber dessus. Vive, les 35 (pardon 25) heures, vive les grèves de la fonction publique !!
Dalton
ChMax, Il y a 6 ans, 10 mois
Je suis d’accord… Mais si le salaire suivait pour nous motiver un peu, ça serait quand même beaucoup mieux…
Quand je vois les responsabilités que j’ai maintenant et que je me dis que mon salaire, c’est le SMIC de dans 4 ans, ça me fait TRES TRES mal au cul…
Enfin, ce n’est que mon avis…
Dalton, Il y a 6 ans, 10 mois
Euh Max tu sais que tu es un atypique du travail toi. Combien d’ingénieurs connais tu qui soient maintenant capable de dire: “moi je préfère gagner un peu moins, mais avoir du temps pour mes loisirs”.
Moi j’en connais trop. Pas étonnant que ceux qui bossent aillent chercher du blé en dehors de nos frontières. Si je pouvais, j’en ferai autant.