Long time no write… Well… 3 jours. Un week end en somme. Et quel week end. Certains ont officiellement reçu un joli diplôme… Moi, j’ai deux faits marquants à reporter : un truc absolument génial ou complétement kitshissisme, chacun fera son choix, et un autre, disons, pour le moins “disturbing”.
Commençons par le truc irritant : la première fois depuis que je suis ici, on m’a appelé “Sir” sans me charier. Une jeunette barmaid qui me coupe direct toute envie de prendre mon bel accent français… Aye, et me voilà donc collé au miroir de ma salle de bain à chercher des cheveux blancs. Le plus effrayant ? J’en ai, à 25 ballets… Papa, je te haie… Pathétique… Les cheveux blancs et le fait que je commence à les compter.
Bref, revenons à nos Ovis aries…
Bon avant toutes choses, peut-être que ce que je vais tenter de décrire est un truc super répandu et peut-être que je sors seulement pas suffisament de ma caverne (qui à dit que je venais de Mars) pour connaître la bête. Alors, si c’est le cas, piété, pas la peine de me dire que je suis “had been” (un “has been” parmi les “has been”) ou je ne sais quoi : j’ai pas besoin de qui que soit pour en rajouter (voir plus haut).
Montage du décor : samedi, fin d’après-midi, 4 expatriés en promenade dans San José, se faisant passablement chier, pour être franc, tentent déséspérement de trouver comment occuper leur soirée. Sortie d’on ne sait où, une charmante demoiselle nous tent un flyer et nous sert le laius appris par coeur sur le May Flower, bar soit-disant génial du sud de San Francisco. D’entrée c’est louche : la fille balance les petits bouts de papier (pratique relativement marginale ici) à plus de 70km du-dit bar ?
Pas intimidés pour deux sous, nous sortons donc le seul portable du groupe (4 personnes, dans la Silicon Valley, et un seul cell, on doit vraiment faire parti d’une espèce en voie d’extinction) et commençons à appeler nos différents sbires dans l’espoir d’en apprendre un peu plus.
Renseignements pris, le bar semble être un repère de ringarts plus que la boîte hype à la mode. Qu’à cela ne tienne : les 4 fiers compères se motivent et décident de tenter l’aventure pour voir, puisqu’après tout, si le ridicule tuait, ça fait longtemps que l’on sentirait tous le sapin.
Le flyer parle de Dueling Pianos. A priori, çà a l’air marrant : deux brutes se balançant des clavesins sur la gueule, ca doit valoir le détour, non ? Bref, non sans avoir embringué deux autres européens dans la folle escapade, voila donc 6 braves arrivant sur les lieux du crime vers 21h.
Je sais, à première vue, ça peut paraître très tôt à l’européen de base. Ici, c’est plutôt super tard vu que la plupart des gens ont dîné vers 18h (non, je ne plaisante pas). Bref, l’endroit est plutôt accueillant : une grande salle circulaire, un bar de chaque côté, et, en plein milieu, un scène surélevée avec deux pianos à queue noirs.
Et là, c’est le plaisir qui commence : l’ambiance est terrible, la zik plus qu’encourageante (un des pianistes est en train de tripper sur une version assez jazzy de Pretending de Clapton) et l’ensemble ne laisse présager que du bon… Et ce n’était que le début.
Jusqu’à 4h du mat’ (extrêmement tard dans le coin), une véritable joute de musique et de chansons entre les deux pianistes et les deux côtés de la salle : des gens qui chantent frénétiquement des tubes Jazz/Rock/Pop du siècle dernier, un pianiste qui improvise comme un barjot sur la mélodie que joue l’autre, des délires collégiaux lancés par la castafiore du fond qui, pendant un rare moment de silence, s’essaie à Aretha…
Dueling Pianos… Dueling Pianists… Mais au final une sacrée bonne soirée pour tout le monde. A consommer sans aucune modération si vous avez l’occasion !!

ChMax, Il y a 5 ans, 6 mois
Et oui, Arno…
C’est ce que je me dis à chaque fois que je regarde mon piano… Dans la vie, il y a les gens forts et les autres…
PS : Les cheveux blancs, c’est pas grave : tu peux les recolorer (Loréal, parce que tu…)… Moi, je perds mes cheveux à vitesse grand “V”… Alors tu vois, un gros chauve et qui en plus essaye de jouer du piano dans le plus pur style “fait ce qu’il peut, mais peut pas”, je te laisse imaginer le tableau ;o)
Arno, Il y a 5 ans, 6 mois
Come on : tu n’es ni gros ni chauve ! De toute facon, dans dix ans, on se batteras plus pour savoir qui a le plus de tif, si j’en crois l’exemple de mon pere…
doud, Il y a 5 ans, 6 mois
belle aventure, comme quoi faut se fier à son instinct… et surtout ne regrette pas le gala inpg : plutot tristoun après avoir gouté au strass parisien. Enfin beaucoup de souvenir tout de même en cette bonne ville de grenoble… et une neige de folie!!
Continues de bien profiter des nuits à SF, je suis sur qu’il y a encore plein de choses à découvrir.